La mise en œuvre
du programme socio-économique repose sur des équipes
salariées par le projet et qui sont partie intégrante
du personnel de MGTC, la société du gazoduc opérée
par Total. Ces équipes comprennent en 2007 :
 |
 |
 |
4 agents de communication
(Communication Officers) |
 |
 |
 |
4 vétérinaires, 5 techniciens et 33 auxiliaires vétérinaires
|
 |
 |
 |
3 agronomes et 3 techniciens agronomes |
|
Ce personnel est de nationalité birmane et vit au
cœur des villages, donc dans une relation de proximité
étroite avec les habitants qu'il côtoie de manière
quotidienne, non seulement dans l'exercice de sa profession
mais aussi dans les circonstances ordinaires de la vie courante.
Les
médecins ont eu pour première tâche,
au début du programme, d'apprécier la situation
sanitaire de la région et de mettre en place une organisation
adaptée pour faire face aux besoins.
Ils ont été aidés par une équipe
spécialisée de l'Institut Pasteur afin de
mettre au point un programme de lutte contre le paludisme
dans la
région, et par le ministère birman de la Santé.
Ils ont formé du personnel local pour les seconder
(33 assistants médicaux et sages-femmes). Parallèlement à leur pratique médicale qui les met en contact régulier
avec la population (80 898 consultations médicales
gratuites en 2007), ils exercent une influence
dont l'utilité est reconnue sur la vie du village.
Il en est ainsi en particulier dans les domaines de l'hygiène,
de l'alimentation, de l'approvisionnement en eau, du planning
familial, de la surveillance sanitaire des enfants d'âge
scolaire, de la pratique du sport. Le médecin, qui vit dans
l'hôpital ou dans le dispensaire local, souvent mitoyen
de l'école, est une autorité respectée
dont les avis et les conseils sont recherchés. Il
introduit de la diversité au sein d'une société
qui considère comme sages les personnes âgées
et les moines. Il porte sur le village un regard scientifique
et suit très régulièrement une batterie
d'indicateurs sanitaires et sociaux pour mesurer les progrès
accomplis.
Aujourd'hui dix médecins sont présents dans la zone du gazoduc, soit 0,34 médecin pour 1000 habitants, par rapport à 0,03 médecin en 1995.
Les Communication Officers
ont eu pour rôle initial d'expliquer le projet aux habitants
des villages, de les aider à mettre en place les Comités
de Communication de Village et d'observer comment vivaient
les villageois, quels étaient leurs besoins, leurs
problèmes et leurs difficultés. Leurs rapports
avec la population passent par les canaux institués,
équipes municipales et Comités de Communication, par des rencontres avec les notables locaux dans les monastères,
les églises ou les maisons de thé, mais ils
reposent aussi beaucoup sur des contacts informels, surtout
avec les femmes et les enfants, au moyen du « porte à
porte ».
Ayant à se partager 25 villages, les trois Communication Officers sont sans cesse sur les routes pour passer d'un village
à l'autre et y jouer un rôle permanent d'assistantes
sociales aux multiples facettes : ils écoutent les
demandes et les doléances, vérifient les informations
qui remontent par les Comités de Village, aident à
résoudre les
petits
problèmes du quotidien, surveillent l'évolution
des prix de détail et des approvisionnements, guident
les villageois dans leurs démarches individuelles ou
collectives pour obtenir une aide du programme, et s'associent
aux événements du village.
Comme les médecins, les vétérinaires
et agronomes employés par le programme voient
leur expertise sollicitée et respectée. Ils
ont un rôle de formation, d'assistance et de conseil
pour permettre aux agriculteurs de la région d'améliorer
leur technique et de réussir dans les projets qu'ils
ont entrepris.