La Birmanie est
l'un des plus anciens producteurs de pétrole au monde.
Le premier baril exporté remonte à 1853, et la
première société étrangère
opérant dans le secteur, la Rangoon Oil Company, a été
créée en 1871.
De 1886 à 1963, l'histoire pétrolière
du pays est indissociable de celle de la Burmah Oil Company
(BOC). Le champ de Ychaugyaung, découvert par BOC en
1887, est toujours en production, de même que le champ
de Chauk découvert en 1902.

L'arrivée au pouvoir en 1962 d'une junte militaire
d'orientation socialiste se traduit par la nationalisation
de tous les intérêts étrangers dans le
secteur des hydrocarbures.
Comme dans de nombreux autres pays, les ressources appartiennent
désormais à l'État birman qui soit les exploite
lui-même, soit en délègue l'exploitation
à des opérateurs privés, rémunérés
pour leurs investissements et leurs efforts en recevant une partie
de l'huile ou du gaz (contrats de partage de production).
Le pivot de la politique pétrolière du Myanmar
est le ministère de l'Énergie, dont dépendent
trois entreprises publiques :
 |
 |
 |
Myanma Oil and Gas Enterprise
(MOGE), créée en 1963, responsable de
l'exploration et de la production des hydrocarbures
; MOGE a aussi en charge
le transport domestique de gaz par un réseau de
1 200
miles de pipelines terrestres. |
 |
 |
 |
Myanma Petrochemical Enterprise
(MPE), qui opère trois petites raffineries, trois usines d'engrais
et diverses autres unités industrielles. |
 |
 |
 |
Myanma Petroleum Products Enterprise
(MPPE), en charge de la commercialisation et de la distribution
des produits pétroliers. |
La politique pétrolière du pays a connu deux
périodes contrastées depuis 1962 :
 |
 |
 |
De 1962 à 1988, l'exploration
et la production pétrolières ont été
essentiellement assurées par MOGE, les opérateurs étrangers
étant écartés au nom d'un strict nationalisme
pétrolier doublé de l'absence de cadre juridique
adéquat. |
 |
 |
 |
A partir de 1988, date à laquelle le Myanmar
a voté une loi sur les investissements étrangers, le pays fait
appel à la technologie et aux capitaux extérieurs
pour relancer son secteur des hydrocarbures. |
En 2007, neuf compagnies étrangères(1) sont actives sur seize blocs à terre (onshore) pour produire, explorer des zones nouvelles, améliorer l'exploitation de gisements existants ou relancer des champs dont la production avait été suspendue.
En mer (offshore), Total, Petronas Carigali Myanmar, Daewoo, PTT-EP, China National Offshore Oil Corporation, China National Petrochemical Corporation, Essar, Gail and Rimbunam (Malaysia), ONGC (Inde), Silver Wave Energy, Danford Equities (Australie) Sun Itera Oil & Gaz (Russie) explorent ou exploitent 31 blocs.
Il est à noter que les autorités du Myanmar ont intensifié l'ouverture des blocs aux sociétés étrangères depuis la fin 2004.
La production pétrolière du Myanmar est modeste
et le relais est essentiellement pris par le gaz. Le Myanmar produit au total environ 180 000 barils/jour d'équivalent pétrole dont 90% sont tirés de sa production de gaz.
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
Gaz
(en millions
de pieds cubes/jour) |
 |
 |
 |
Pétrole
+ condensats
(en barils/jour) |
 |
 |
 |
Onshore |
 |
110 |
 |
 |
 |
8 000 |
 |
 |
 |
Offshore |
 |
Yadana : 758
Yetagun : 460 |
 |
 |
 |
12 000 (condensats) |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
(Chifffres 2007)
(1) Myanmar Petroleum Resources Ltd, Focus Energy Ltd, Westburne, China National Offshore Oil Corporation, China National Petrochemical Corporation, Sinopec, Essar, Goldpetrol et une société représentant la République kalmique.